
Lorsque la vie nous confronte à une maladie, à un deuil ou à une séparation, notre mental peut rapidement s’emballer.
Des difficultés professionnelles ou des périodes d’incertitude peuvent aussi l’alimenter, et cela peut apaiser son mental.
Les pensées se multiplient.
« Et si ça ne s’arrangeait pas ? » « Cependant, comment vais-je faire pour apaiser son mental ? » « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? » « Enfin, qu’est-ce qui va se passer demain ? »
Notre esprit cherche des réponses, anticipe, imagine différents scénarios et tente de reprendre le contrôle d’une situation qui, parfois, nous échappe complètement.
Dans ces moments-là, comment retrouver un peu de calme intérieur ? Comment conserver une attitude positive sans nier ce que l’on traverse ?
La première chose à comprendre est peut-être celle-ci :
Être positif ne signifie pas aller bien tout le temps.
Accueillir ce que l’on ressent
Lorsque nous vivons une épreuve, nous pouvons ressentir de la peur, de la colère, de la tristesse, de l’injustice, de l’impuissance ou du découragement.
Et toutes ces émotions ont leur place.
Vouloir les faire disparaître immédiatement peut parfois ajouter une souffrance supplémentaire à celle que nous vivons déjà.
Plutôt que de se dire :
« Je dois rester positif. »
On peut commencer par se dire :
« Ce que je ressens est difficile, et j’ai le droit de le ressentir. »
Accueillir une émotion ne signifie pas lui donner toute la place.
Cela signifie simplement reconnaître sa présence, sans se juger.
On peut être triste et continuer à avancer.
On peut avoir peur et conserver de l’espoir.
On peut connaître une journée difficile sans remettre en question tout le chemin parcouru.
Apaiser le mental en revenant au moment présent
Notre mental souffre souvent davantage de ce qu’il imagine que de ce qui se passe réellement à l’instant présent.
Lorsque nous sommes dans l’attente d’un résultat, d’un rendez-vous, d’une réponse ou d’une évolution, notre esprit peut passer des heures à essayer d’anticiper ce qui pourrait arriver.
Pour retrouver un peu de calme, il peut être utile de revenir à une question très simple :
« Que se passe-t-il réellement maintenant ? »
Puis de ramener doucement son attention vers ce qui nous entoure.
Respirer lentement.
Sentir ses pieds au sol.
Observer ce que l’on voit.
Écouter les sons autour de soi.
Prendre conscience de son corps.
Ce sont des gestes simples, mais ils peuvent permettre de sortir quelques instants du tourbillon des pensées.
Faire la différence entre ce que l’on peut contrôler… et ce que l’on ne peut pas
Une période difficile nous confronte souvent à des situations que nous ne maîtrisons pas.
Nous ne pouvons pas toujours contrôler ce qui nous arrive.
En revanche, nous pouvons parfois agir sur la manière dont nous prenons soin de nous pendant cette période.
Nous pouvons choisir :
- de nous reposer lorsque notre corps en a besoin ;
- de demander de l’aide ;
- de parler de ce que nous ressentons ;
- de limiter les informations qui nous angoissent ;
- de nous entourer de personnes bienveillantes ;
- de prendre un peu de recul lorsque notre mental s’emballe ;
- de nous accorder des moments de calme.
Se concentrer sur ce qui dépend de nous permet de récupérer progressivement un sentiment de sécurité et de pouvoir d’agir.
Nourrir une attitude positive sans se forcer à être positif
Il existe une différence importante entre positivité forcée et pensée constructive.
La positivité forcée consiste parfois à se dire :
« Tout va forcément bien se passer. »
La pensée constructive peut être beaucoup plus réaliste :
« Je ne sais pas encore comment les choses vont évoluer, mais je vais faire de mon mieux pour traverser cette étape. »
Ou encore :
« Aujourd’hui est difficile, mais cette journée ne représente pas toute ma vie. »
L’espoir n’est pas l’obligation de croire que tout sera parfait.
L’espoir, c’est accepter de ne pas connaître la suite tout en laissant une place à la possibilité que les choses évoluent.
S’appuyer sur les petites choses qui font du bien
Quand nous traversons une épreuve importante, nous pouvons avoir tendance à attendre de retrouver une vie normale avant de nous autoriser à profiter des petites choses.
Pourtant, ce sont parfois justement ces petits moments qui nous permettent de tenir.
Un rayon de soleil à travers une fenêtre.
Une promenade.
Un café partagé avec quelqu’un que l’on aime.
Une musique qui nous apaise.
Un livre.
Un moment dans la nature.
Un échange avec une personne qui nous fait du bien.
Quelques minutes pour respirer.
Il ne s’agit pas de nier la difficulté.
Il s’agit de rappeler à notre cerveau et à notre cœur que même au milieu d’une période douloureuse, il peut encore exister des instants agréables.
Choisir les pensées auxquelles on donne de l’espace
Nous ne pouvons pas toujours empêcher une pensée inquiétante d’apparaître.
Mais nous pouvons apprendre à ne pas forcément la suivre.
Lorsqu’une pensée comme :
« Je ne vais jamais y arriver »
apparaît, nous pouvons essayer de la regarder autrement :
« Je me sens aujourd’hui comme si je n’allais pas y arriver. Mais je n’ai pas besoin de savoir comment je vais gérer tout l’avenir. Je peux simplement avancer aujourd’hui. »
Il ne s’agit pas de remplacer une pensée négative par une pensée artificiellement positive.
Il s’agit de rechercher une pensée plus juste, plus douce et plus réaliste.
Ne pas rester seul avec ce qui pèse
Certaines épreuves deviennent particulièrement lourdes lorsqu’elles sont vécues dans le silence.
Parler peut permettre de déposer une partie de ce que l’on porte.
Avec un proche.
Avec une personne de confiance.
Avec un professionnel lorsque cela est nécessaire.
Parfois, nous n’avons même pas besoin de conseils.
Nous avons simplement besoin que quelqu’un nous écoute sans chercher immédiatement à réparer ce que nous vivons.
Demander du soutien n’est pas un signe de faiblesse. C’est aussi une façon de prendre soin de soi.
Se donner le droit d’avancer à son propre rythme
Lorsque nous traversons une épreuve, nous pouvons nous comparer aux autres.
« Lui, il a réussi à surmonter ça… »
« Elle semble tellement forte… »
Mais nous ne savons pas ce que les autres vivent derrière leur sourire.
Chacun traverse les épreuves avec son histoire, ses ressources, ses fragilités et son propre rythme.
Il n’y a pas de calendrier universel pour aller mieux.
Certains jours seront plus faciles.
D’autres seront plus difficiles.
Et ce n’est pas un échec.
Avancer ne signifie pas progresser tous les jours.
Parfois, avancer signifie simplement continuer à prendre soin de soi.
Et si la sérénité ne consistait pas à tout contrôler ?
Nous aimerions souvent avoir la certitude que tout va s’arranger.
Mais la vie ne nous offre pas toujours cette garantie.
La sérénité peut alors prendre une autre forme.
Ce n’est plus :
« Je sais que tout ira bien. »
Mais plutôt :
« Je ne sais pas exactement ce que demain me réserve, mais aujourd’hui, je peux prendre soin de moi et avancer un pas après l’autre. »
C’est peut-être cela, finalement, nourrir une attitude positive dans une période difficile.
Ce n’est pas fermer les yeux sur la réalité.
Ce n’est pas nier la peur ou la tristesse.
Ce n’est pas prétendre que tout va bien.
C’est continuer à chercher la lumière, même lorsque l’on traverse une période sombre.
Et parfois, cette lumière commence par une toute petite chose :
une respiration,
un moment de repos,
une parole échangée,
une pensée plus douce envers soi-même,
ou simplement la décision de se dire :
« Aujourd’hui, je vais faire au mieux. Et pour aujourd’hui, c’est déjà beaucoup. »
Une petite question à vous poser
Si vous traversez actuellement une période difficile, demandez-vous :
« Quelle est la petite chose que je pourrais faire aujourd’hui pour apporter un peu plus de calme et de douceur dans ma journée ? »
Il n’est pas nécessaire de tout changer.
Parfois, prendre soin de soi commence simplement par un petit pas.
Cet article a été rédigé pour le carnaval « Se reconstruire pendant ou après une période difficile », organisé par Émilie sur son blog Mieux Vivre l’Eczéma. Elle y aborde notamment la charge mentale du quotidien avec l’eczéma. N’hésitez pas à découvrir ses articles, riches et complets, qui peuvent constituer une véritable source d’aide et de soutien au quotidien.
